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RETSCREEN - EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE DANS LES ARÉNAS ET LES SUPERMARCHÉS - NOTES DU FORMATEUR


DIAPOSITIVE 1 : Analyse de projets d'efficacité énergétique avec RETScreen 4
Cet exposé présente les possibilités offertes par le modèle d'analyse de projets d'efficacité énergétique de RETScreen.

DIAPOSITIVE 2 : Types d'établissements
RETScreen peut analyser la viabilité de mesures d'efficacité énergétique dans une vaste gamme de domaines d'application, allant des maisons individuelles aux grands bâtiments commerciaux et institutionnels, et aussi dans l'industrie. Les mesures prises en compte dans le modèle comprennent les pompes, les ventilateurs, les moteurs électriques, les pertes de vapeur, les réseaux d'air comprimé, la récupération de chaleur, la réfrigération, l'éclairage, et plus encore. Ces analyses sont utiles pour la conception de nouvelles constructions mais aussi pour des projets d'amélioration. Les installations peuvent être modélisées dans leur ensemble ou subdivisées en entités traitées individuellement. De cette façon, même de grands complexes industriels peuvent être examinés.

DIAPOSITIVE 3 : Analyse de projets d'efficacité énergétique
Pour monter un projet d'efficacité énergétique, il faut disposer de certaines informations sur les différents usages de l'énergie. Il faut d'abord savoir quelles sources d'énergie sont utilisées et en quelles quantités. L'électricité est considérée comme un « combustible » (Cet abus de langage facilite la présentation du modèle). Ensuite, il faut dresser la liste des différents équipements qui convertissent l'énergie sous une forme utile, avec leurs caractéristiques. Par exemple, on peut identifier un chauffe-eau au mazout qui produit de l'eau chaude sanitaire avec un rendement annuel de 60%. Finalement, il faut aussi s'intéresser à l'usage final de l'énergie : Où et comment la forme finale de l'énergie est-elle utilisée? Dans le cas de l'eau chaude, on peut évaluer que la majeure partie est consommée dans les douches d'un vestiaire par exemple.

Une fois que l'on connaît l'usage final de l'énergie, ou le besoin du consommateur, on doit essayer de voir comment ce besoin peut être comblé de manière plus efficace, en commençant par vérifier s'il y n'y a pas de gaspillage dans la façon de le combler : Dans le cas de l'eau chaude, on peut vérifier si le même besoin peut être satisfait en installant des pommes de douche à débit réduit. Ensuite seulement, on verra si le rendement du chauffe-eau peut être amélioré en optimisant le réglage du brûleur après analyse des fumées ou en remplaçant cet équipement par un appareil plus performant. Le choix de la source d'énergie est également un élément à considérer : le gaz naturel peut être utilisé au lieu du mazout; un chauffe-eau solaire peut réduire la consommation de mazout ou de gaz naturel.

Il est important de savoir mettre les priorités dans le bon ordre et à la bonne place entre réduire le besoin, optimiser le rendement et choisir la bonne source d'énergie. Les efforts de réduction des besoins sont souvent ceux qui rapportent le plus et doivent être considérés avant d'investir dans des équipements plus performants. De même, choisir des équipements plus performants est plus rentable que de juste choisir une nouvelle forme d'énergie. De plus, la dimension ou la capacité des équipements dépend de la quantité d'énergie finale à produire. On comprend donc qu'une réduction des besoins a aussi une conséquence intéressante : celle de permettre l'utilisation d'équipements moins gros et donc moins chers. Dans l'exemple du chauffe-eau, cela veut dire un chauffe-eau plus petit mais aussi une moins grande surface de capteurs solaires. Une plus faible consommation d'énergie peut aussi faire paraître les investissements dans ces nouveaux équipements moins intéressants, mais globalement, en considérant la moindre consommation d'énergie totale, c'est l'utilisateur qui est quand même gagnant.

DIAPOSITIVE 4 : Modèle d'efficacité énergétique RETScreen
Comme avec les autres technologies, le modèle RETScreen d'analyse de projets d'efficacité énergétique compare un projet proposé à une situation de référence impliquant généralement une source conventionnelle d'énergie. Par exemple, la rentabilité d'un projet impliquant des fenêtres à triple vitrages et une pompe à chaleur air-air, sera établie en comparaison de la même maison avec des caractéristiques plus standard, par exemple des fenêtres à double vitrage et une chaudière ordinaire.

L'analyse RETScreen se réalise en 5 étapes. D'abord indiquer quels types de combustible sont utilisées dans le bâtiment et le tarif ou le prix de ces « combustibles ». Déterminer également les horaires d'occupation, un point que nous abordons dans la diapositive suivante.

Deuxièmement, donner les caractéristiques de l'établissement. Par exemple, l'utilisateur devra indiquer le type de fenêtres et de système de chauffage utilisés, dans le projet proposé, mais aussi dans le cas de référence. L'utilisateur doit également indiquer le surcoût de la mesure proposée par rapport au scénario de référence.

Troisièmement, assurez-vous de la validité des données que vous venez d'entrer en examinant les résultats donnés par RETScreen dans le sommaire des consommations d'énergie et de combustible. Si possible, vérifier les estimés de RETScreen par rapport à la consommation réelle du bâtiment obtenue à partir de ses factures d'énergie.

Quatrièmement, déterminez si vous le voulez (cette analyse est optionnelle), les réductions d'émissions de gaz à effet de serre de votre proposition de projet par rapport au cas de référence.

Cinquième et dernier point, l'analyse financière : vous devez fournir certains paramètres sur le financement du projet pour que RETScreen puisse donner un sommaire de la viabilité financière du projet proposé.

Étudions ces 5 étapes plus en détail.

DIAPOSITIVE 5 : Combustibles et horaires
RETScreen permet d'analyser jusqu'à 6 combustibles différents dans un même projet. Par défaut, l'électricité est toujours proposée comme première source d'énergie. Une fenêtre à menu déroulant permet de choisir d'autres combustibles comme le gaz naturel, le mazout, le propane, le kérosène, le charbon, la biomasse et d'autres combustibles, incluant le choix d'un combustible « défini par l'utilisateur ». RETScreen s'adapte à différentes unités pour exprimer le prix et la consommation d'un combustible. Par exemple, avec le gaz naturel, la consommation peut être exprimée en GJ, en m³, en pi³ ou en million de BTU.

Les horaires d'utilisation sont importants dans la détermination des charges de chauffage et de climatisation, liées aux conditions climatiques, c'est à dire les charges liées à la ventilation et aux pertes par l'enveloppe du bâtiment. RETScreen incorpore automatique un mode d'opération « 24/7 », c'est à dire 7 jours sur 7, 24 h sur 24. L'utilisateur peut ajouter jusqu'à 5 différents horaires en indiquant les heures où le bâtiment est occupé pour chaque jour de la semaine. L'utilisateur indique aussi les températures de consigne de chauffage et de climatisation pendant les périodes d'occupation. Pour les périodes de non occupation, l'utilisateur indique la variation de température en nombre de degrés d'écart par rapport à la consigne : on suppose un même abaissement de la température en mode chauffage que l'augmentation de la température en mode climatisation.

DIAPOSITIVE 6 : Caractéristiques de l'établissement
RETScreen peut traiter différentes mesures d'efficacité énergétique concernant le système de chauffage, le système de climatisation (et dans ce cas on tiendra même compte de l'impact des fuites de gaz réfrigérants sur les émissions de gaz à effet de serre), mais aussi l'enveloppe du bâtiment et les infiltrations, la ventilation, l'éclairage, les équipements électriques, l'eau chaude, les pompes et les ventilateurs, les moteurs électriques et plus encore. Pour chacune de ces applications, un hyperlien ouvre un formulaire permettant de décrire la ou les mesures d'efficacité énergétique.

Cette diapositive montre le formulaire qui s'applique aux pompes. L'utilisateur doit décrire le projet proposé et la situation de référence. Pour chaque caractéristique, l'utilisateur peut préciser jusqu'à cinq combinaisons différentes de projets de référence et proposés. Par exemple, dans un bâtiment ayant de nombreux systèmes mécaniques utilisant des pompes différentes, il se peut que certaines d'entre elles soient remplacées par des pompes à haut rendement, d'autres par des moteurs à très haut rendement et encore d'autres par des pompes à débit variable.

RETScreen aide l'utilisateur à remplir le formulaire. Ainsi, dans le cas des pompes, quand l'utilisateur entre la capacité et le type de moteur dans le formulaire, RETScreen évalue automatiquement le rendement de la pompe. L'évaluation proposée est une valeur estimée qui peut être changée par l'utilisateur. Souvent, il n'y a pas de meilleure évaluation disponible et l'utilisateur sera satisfait de cet estimé.

En ce qui concerne la pompe elle-même, l'utilisateur doit fournir une évaluation de son rendement hydraulique, préciser si elle fonctionne à débit constant ou variable, donner quelques paramètres qui définissent comment on fait varier le débit, le nombre d'heures d'utilisation de la pompe et le nombre de pompes ayant les mêmes caractéristiques. Le formulaire indique les économies d'énergie générées par les modifications proposées par rapport à la situation de référence.

Il est évident que RETScreen, dont on a volontairement limité le nombre de paramètres à entrer, dans un souci de facilité d'utilisation, ne modélise pas les technologies et les équipement dans tous les détails ou dans toute leur complexité. L'objectif d'une analyse RETScreen est de fournir un premier estimé acceptable du potentiel de rentabilité d'un équipement ou d'une technologie dans un contexte donné. C'est uniquement si le potentiel de rentabilité est intéressant qu'il vaut la peine de se lancer dans des analyses plus détaillées exigeant la recherche de paramètres de simulations plus difficiles à obtenir.

L'utilisateur doit aussi indiquer les coûts supplémentaires c'est-à-dire, surcoûts à l'investissement tout comme les économies générées par le projet proposé en exploitation et pour son entretien, par rapport à ceux engagés et engendrés par le projet de référence. Ces économies peuvent être générées par exemple, par le remplacement moins fréquent de vannes de contrôle si la variation du débit est obtenue par un moteur à vitesse variable plutôt que par une valve de régulation à étranglement.

Les pertes de rendement des pompes, de l'éclairage et des autres appareils électriques en général, se traduisent en gains de chaleur pour l'environnement qui entoure ces équipements. L'utilisateur doit indiquer si ces gains de chaleur doivent être pris en compte ou non dans le bilan thermique des charges de chauffage et de climatisation du bâtiment. Par exemple, la réponse sera «oui» pour de l'éclairage intérieur et «non» pour des équipements placés à l'extérieur ou dans un local technique séparé ou ventilé séparément du bâtiment.

DIAPOSITIVE 7 : Caractéristiques de l'établissement
D'autres formulaires RETScreen permettent de spécifier les caractéristiques de différents services d'énergie d'un site industriel comme la fourniture de chaleur, d'électricité ou de vapeur à un procédé. Dans le cas de la vapeur, RETScreen calculera automatiquement les propriétés thermodynamiques de celle-ci en fonction des paramètres entrés. D'autres formulaires sont prévus pour les pertes de vapeur qui peuvent être évaluées selon le panache ou la fuite (en indiquant le diamètre ou la surface du trou), la récupération de chaleur, l'air comprimé, et la réfrigération.

Cette diapositive montre le formulaire pour la récupération de chaleur. Ce formulaire est un peu différent des autres car le cas de référence n'apparaît pas explicitement; la raison est que l'on considère que le cas de référence est l'absence de récupération de chaleur. Une efficacité de récupération de chaleur (ou taux de récupération de chaleur) est appliquée directement à la source d'énergie résiduelle (par exemple, un compresseur ou un condenseur) ou au transfert de chaleur entre deux courants thermiques. Les courants thermiques peuvent provenir de fluides comme de la vapeur, de l'eau, ou un fluide défini par l'utilisateur. Pouvoir définir un fluide spécifique est très utile dans le cas de l'industrie chimique ou agroalimentaire.

RETScreen contient aussi un formulaire « Autre ». Ce formulaire peut également permettre de regrouper différentes caractéristiques d'un site très complexe.

DIAPOSITIVE 8 : Sommaire
La section Sommaire comprend un résumé des consommations de combustible, une sous-section de vérification du projet et une sous-section de comparaison.

Pour chaque combustible, le sommaire présente les quantités consommées et les coûts qui y sont associés, pour le projet proposé et pour le projet de référence, ainsi que les coûts économisés, c'est à dire la différence entre les deux projets. Les consommations d'énergie et de combustible sont aussi ventilées selon les besoins spécifiques des systèmes de production de chaleur et de froid ainsi que des besoins en électricité du bâtiment.

La sous-section « Vérification du projet » compare les estimations de RETScreen aux consommations passées d'énergie. Dans le cas d'un projet d'amélioration d'une installation existante, on pourra comparer les estimations de RETScreen pour le projet de référence aux historiques de consommation contenus dans les factures énergétiques; s'il y a trop de différence, il peut être intéressant de vérifier comment les paramètres de l'analyse peuvent être ajustés pour que les estimations RETScreen reflètent mieux la consommation réelle d'énergie. De la même manière, dans les années qui suivent la réalisation du projet proposé, on peut comparer les factures énergétiques à ce qui avait été estimé afin de vérifier si les objectifs d'économies ont été atteints.

Il existe plusieurs moyens de comparer et de vérifier les performances énergétiques de différents types d'installation. Les codes du bâtiment permettent d'établir les balises minimales de performance alors que certains programmes incitatifs ou de subventions peuvent forcer à atteindre des performances supérieures. Celles-ci sont souvent exprimées en quantités unitaires d'énergie consommée, par exemple le nombre de kWh équivalents d'énergie consommée par m² de plancher chauffé, le nombre de MJ par occupant, ou des grandeurs plus spécifiques à un secteur spécialisé, par exemple des GJ par tonne de papier sec produit.

Dans la sous-section de comparaison RETScreen, l'utilisateur indique dans quelles unités il veut établir sa comparaison et comment RETScreen doit normaliser les estimations de consommation d'énergie. Ainsi, pour permettre une comparaison selon le critère de kWh par m² de plancher chauffé, l'utilisateur devra indiquer la surface de planchers en m². RETScreen présentera alors les consommations d'énergie du cas de référence et du cas proposé dans les unités souhaitées et ce, pour le besoins de chaleur, de froid et d'électricité.

DIAPOSITIVE 9 : Émissions et analyse financière
Le modèle Efficacité énergétique de RETScreen utilise les mêmes feuilles d'Analyse financière et d'Émissions des GES que celles utilisées pour les autres technologies. En choisissant la Méthode 1 dans la page Démarrer, on aura une analyse simplifiée qui tient dans une seule feuille de calcul. La Méthode 2 permet de réaliser une analyse plus approfondie dans des feuilles de calcul séparées pour l'Analyse financière et l'Analyse des émissions de GES.

DIAPOSITIVE 10 : Base de données de projets RETScreen
La base de données de projets RETScreen contient des modèles d'analyse de projets, des études de cas et des projets que l'utilisateur peut créer dans sa propre base de données (projet défini par l'utilisateur). Trois onglets en haut de la fenêtre permettent respectivement d'y avoir accès.

Les modèles d'analyse de projets sont des feuilles de calcul RETScreen déjà remplies avec des valeurs représentatives de projets courants. Le manuel d'aide en ligne contient une description de chacun des modèles qui peut être utilisée. Les modèles facilitent le démarrage d'une analyse en évitant à l'utilisateur de partir d'une feuille d'analyse vide mais plutôt déjà remplie avec des valeurs typiques d'un projet dans le domaine.

Les études de cas sont similaires aux modèles d'analyse de projets, sauf qu'il s'agit de projets qui ont été réellement développés. Ces projets sont aussi proposés dans un souci pédagogique afin de familiariser les étudiants à la fois avec RETScreen et avec les technologies du secteur énergétique. C'est la raison pour laquelle on retrouve aussi ces projets dans le manuel d'aide en ligne sous la forme d'énoncés d'un mandat, c'est à dire d'une mise en situation. La solution se trouve sous la forme d'une étude de cas, c'est à dire d'une feuille d'analyse RETScreen remplie qui se trouve dans la base de données de projets. La description du projet réel est accessible à partir du manuel d'aide en ligne. RETScreen contient plus de 100 études de cas qui couvrent une large gamme de technologies d'énergie propre.

Les analyses réalisées par l'utilisateur peuvent être sauvegardées dans des bases de données qui lui sont propre, et dans des dossiers dont le nom se termine par « .ret ». Une seule base de données peut contenir tous les différents scénarios d'analyse d'un même projet.

Le bouton « nouveau », situé en haut et à droite de la fenêtre de la base de données de projets ouvre une analyse RETScreen « vide ». Certaines cellules auront des entrées par défauts, dont les listes déroulantes, mais la plupart des cellules d'entrée de données seront vides.

DIAPOSITIVE 11 : Exemple de projet : eau chaude
Voyons maintenant comment RETScreen peut être utilisé pour analyser des mesures d'efficacité énergétique concernant la fourniture d'eau chaude sanitaire dans un immeuble de 40 appartements de la région de Toronto. Supposons qu'après une première visite des lieux, vous en arriviez à la conclusion que l'utilisation de pommes de douches à débit réduit pourrait réduire la demande d'eau chaude de 35% et que la température d'eau chaude fournie pourrait être baissée de 60 à 55°C. Vous considérez ensuite que la vieille chaudière au mazout pourrait être remplacée par une chaudière au gaz naturel d'un coût de 40 000 $ et d'un échangeur permettant de récupérer 20% de la chaleur résiduelle de l'eau envoyée à l'égout. Le récupérateur de chaleur et les pommes de douche à débit réduit coûtent 15 000 $. On peut voir que les pommes de douche abaissent le volume consommé d'eau chaude, ce qui, d'après les factures d'eau potable de l'immeuble apporte, indépendamment des économies d'énergie, des économies annuelles de prés de 3 000 $.

Cet exemple est justement présenté sous la forme pratique d'un modèle d'analyse RETScreen dans la base de données de projets. Ouvrons ce modèle.

Les quatre premières cellules de la page Démarrer sont de couleur grise, ce qui signifie que leur contenu n'affecte pas le résultat des calculs. L'information que l'on y entre est juste à titre de renseignement pour l'utilisateur.

« Mesures d'efficacité énergétique » a été choisi comme type de projet. Le choix du type d'établissement : résidentiel, commercial, institutionnel, industriel ou autre, détermine le type de caractéristiques de l'établissement qui apparaissent dans la feuille Modèle énergétique. Choisissons la Méthode 1 dans la page Démarrer, pour une analyse simplifiée qui tient dans une seule feuille de calcul. La Méthode 2 nous aurait permis de réaliser une analyse plus détaillée.

Il existe deux conventions pour exprimer le contenu énergétique d'un combustible le pouvoir calorifique supérieur (PCS) et le pouvoir calorifique inférieur (PCI). En Amérique du Nord, on utilise généralement le PCS qui inclut l'énergie de condensation de la vapeur d'eau contenue dans les gaz de combustion. Ailleurs, on utilise plutôt le PCI qui ne comprend pas l'énergie de condensation.

Par défaut, les données climatiques sont celles d'Ottawa. Ouvrons la base de données climatiques et allons chercher les données de Toronto.

Dans la feuille Modèle énergétique nous commençons par choisir les types de combustible utilisés. Dans notre projet, 2 combustibles sont considérés : le mazout et le gaz naturel qui apparaissent déjà sous les appellations combustible de type 2 et combustible de type 3. Le prix du combustible est le prix payé, par exemple 0,40 $/m³ pour le gaz naturel.

On peut ignorer les tableaux présentant les horaires d'utilisation qui servent aux formulaires Enveloppe du bâtiment et Ventilation, puisque ces données n'ont pas d'impact sur la production d'eau chaude sanitaire.

Après avoir défini les types de combustible considérés et les horaires d'utilisation, en peut cliquer sur « Afficher Information » pour cacher cette section et ainsi alléger la présentation de la feuille Modèle énergétique à l'écran.

Examinons maintenant les modifications apportées à notre système de production de chaleur. Pour ce faire, activons l'hyperlien dans la liste des caractéristiques de l'établissement. Le formulaire contient déjà les données correspondant à notre exemple : le cas de référence utilise du mazout #2 entré sous la forme de combustible de type 2 et le projet proposé du gaz naturel entré sous la forme de combustible de type 3. Nous supposons que le rendement saisonnier de l'ancienne chaudière à mazout est de 65% et celui de la nouvelle de 80%. Le coût additionnel de la chaudière au gaz naturel est de 40 000 $. Nous supposons également que l'utilisation du gaz naturel permettra de réduire de 1 000 $ par année les frais d'exploitation et d'entretien, en plus des économies d'énergie. Cliquer sur le bouton vert permet de coller les données et de fermer le formulaire.

Nous voulons également examiner les modifications apportées aux installations sanitaires. Ouvrons donc le formulaire « Eau chaude ». On doit commencer par estimer le volume consommé d'eau chaude. Si on pouvait le déduire d'anciennes factures, on pourrait entrer directement sa valeur. RETScreen comprend par ailleurs un calculateur pour aider l'utilisateur dans le cas où on ne connaît pas du tout cette valeur. Pour utiliser ce calculateur on doit cocher la case « Type de charge », puis faire un choix dans la cellule à droite. En choisissant « Immeuble résidentiel » comme type de charge et en entrant 40 comme nombre d'unités (ici des appartements) occupés à 100%, nous obtenons un estimé de 6 778 litres par jour comme consommation d'eau chaude. Nous ne sommes pas obligés d'accepter cette valeur. D'après les informations récoltées au cours de la visite des lieux, la consommation de référence serait plutôt de 10 000 L par jour. Après réduction des débits de 35%, cette consommation tomberait à 6 500 litres par jour.

Nous proposons maintenant d'abaisser la température d'eau chaude de 60 à 55°C. Les économies d'énergie résultant de cette action vont dépendre de la température d'eau froide entrant dans le chauffe-eau. Si on connaît le minimum et le maximum annuels des températures d'alimentation en eau froide, on peut les entrer directement. Sinon, RETScreen peut nous en fournir un premier estimé en fonction des données climatiques.

Dans le cas de référence, il n'y a pas de récupération de chaleur sur les eaux usées; dans le projet proposé, on récupère 20% de l'énergie disponible. Nous entrons la valeur de 15 000 $ comme surcoût à l'investissement de ces mesures ainsi que les économies de 3 000 $ au niveau de la réduction de la facture d'eau, en tant qu'économie d'exploitation et d'entretien. Nous spécifions que l'eau chaude est produite par le système de chauffage 1. RETScreen calcule que la production d'eau chaude consomme 222 MWh d'énergie dans le cas de référence et 105 MWh avec le projet proposé, soit une réduction de 53%.

Notons qu'il s'agit uniquement des économies d'énergie relatives aux changements apportés aux installations sanitaires. L'influence du rendement de la chaudière apparaît quand on colle le formulaire. On peut choisir les unités de ce résultat : prenons par exemple des MWh. On peut voir ensuite quel est l'impact des mesures de réduction à la source c'est à dire les pommes de douche à débit réduit, l'abaissement de la température et la récupération de chaleur qui permettent d'économiser 147 MWh en combustible. On voit ensuite l'influence du changement de chaudière qui génère des économies de 64 MWh par année. On peut également analyser ces données sous la forme de consommation de combustible, d'énergie ou d'économies d'énergie.

La transposition de ces valeurs en économies de coûts apparaît sur la droite; on peut choisir quelles mesures on veut inclure ou non dans le projet proposé en cochant ou non les boîtes qui apparaissent en colonne sur la droite. Le temps de retour simple de la mesure est indiqué à titre d'indication relative permettant d'identifier rapidement les mesures les plus intéressantes parmi celles que nous envisageons.

À elles seules, la réduction du débit, l'abaissement de température de l'eau chaude et la récupération de chaleur permettent d'économiser globalement près de 15 000 $ par année, et offrent un temps de retour simple sur investissement de 0,9 année. Après avoir fait ses économies à la source, si on analyse le seul changement de chaudière et la conversion au gaz naturel, on obtient un temps de retour simple de 5,5 années. Si on considère toutes les mesures d'efficacité énergétique, on obtient un temps de retour simple de 2,2 années. Notez que si on avait changé seulement le système de chauffage sans avoir réalisé les économies d'eau chaude à la source, le temps de retour sur investissement aurait été de 2,5 années.

Cette dernière information prête à confusion puisqu'on se rend bien compte que le cas le plus intéressant au niveau financier est de conserver l'ancien système de chauffage et d'installer les autres mesures d'efficacité énergétique. Ceci illustre le grand intérêt de réduire d'abord le besoin à la source avant de travailler à augmenter l'efficacité énergétique des équipements.

Dans la section Sommaire, RETScreen montre, pour chaque type de combustible, pour le projet proposé et pour le cas de référence, les consommations de combustible et les économies réalisées sur leurs coûts. L'outil de vérification du projet permet de comparer les consommations réelles de combustible aux estimations de RETScreen. Considérons que les factures passées montrent une consommation moyenne annuelle de mazout de 35 000 L. L'estimé de RETScreen est inférieur de 9%, ce qui indique que l'analyse du cas de référence est plutôt acceptable.

Imaginons maintenant que l'on veuille comparer nos résultats sur la base de la consommation en MWh par occupant, avec l'hypothèse que dans chacun des 40 appartements, il y a en moyenne 3 personnes. Dans la section Valeur pour comparaison, nous choisissons MWh comme unité d'énergie et « personne » comme base unitaire de référence, et indiquons 120 personnes. RETScreen nous informe que nous économisons presque 1 MWh par personne par année. Si on avait voulu exprimer ces économies en MWh par appartement, on aurait pu choisir « défini par l'utilisateur » comme unité de référence, entrer « appartement » puis indiquer 40 appartements.

L'analyse des émissions et l'analyse financière sont les mêmes pour toutes les technologies. On ne doit pas oublier que dans ces sections, il est toujours possible d'utiliser les formules permises par Excel. Par exemple, une subvention liée à des économies d'énergie peut être représentée par une formule qui fait référence à la cellule donnant le résultat des économes d'énergie de la section Sommaire.

Après avoir apporté ces changements au modèle, on les sauvegarde dans un nouveau fichier.

DIAPOSITIVE 12 : Questions?
Voilà qui complète l'aperçu de l'Analyse de projets d'efficacité énergétique avec RETScreen.